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  • Les conseils de Monsieur Latour-Marliac sur la culture de nénuphars
  • Les conseils de plantation de nénuphars et lotus de la famille Laydeker (c. 1955)
  • Les Conseils de jardinage aquatique de Robert Sheldon :
  •   I.Conception de bassin
      II.Construction de bassin
      III.Ecologie de bassin
  • Guide visuel : un bassin de jardin en 21 étapes
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    Parasites et maladies

    Les nénuphars sont des plantes très robustes qui développent rarement des maladies. Lorsque c’est le cas, ceci est généralement causé par un stress dû à un manque de division, de soleil, ou à une terre trop pauvre.

    Les principales maladies auxquelles sont sujets les nénuphars sont liées aux champignons: phytopthora, connu également comme le pourrissement du collet, et ramularia nymphaearum.

    Phytopthora

    Bien que rare, le pourrissement du collet est la maladie la plus grave chez les nénuphars et requière une intervention significative chez le jardinier d’eau. Les symptômes ne sont pas subtiles : toutes ou la plupart des feuilles de la plante jauniront prématurément, jusqu’à ce que le champignon atteigne le rhizome, moment où celui-ci commencera alors à pourrir. Un rhizome atteint par la maladie répandra une odeur de lait tourné.

    Certains disent que lorsque les premiers signes de pourrissement du collet apparaissent, l’étang entier devrait être rasé et le contenu brûlé afin d’éviter toute propagation. C’est une résolution extrême, cependant justifiée, dans la mesure où la plupart du temps, le phytopthora se comporte comme l’algue : toujours présent et aux aguets, attendant les conditions idéales pour faire son apparition.

    Si le pourrissement du collet s’est installé, les nénuphars devront être retirés de votre étang, et les rhizomes sortis de leurs pots et mis à part. La terre devra être jetée et les pots stérilisés avec de l’eau chaude. Examinez les rhizomes afin de déterminer lesquels sont atteints. Les rhizomes malades sentent très mauvais, et/ou ont des zones marron, pourries à l’intérieur. Un rhizome en bonne santé ne sentira pas mauvais du tout (s’il n’y a pas de vase bien sûr), et la chair intérieure sera d’un jaune pâle pur. Les rhizomes indiquant des signes de maladie devront être écartés. Pour tout rhizome mâture apparemment en bonne santé, les feuilles devront être coupées et les racines retirées. Les petits boutons à peine sortis pourront également être coupés et gardés s’ils ne présentent aucun signe d’affection.

    Ces plants sains devront être trempés dans un bain de sulfate de cuivre, ou de fongicide à base de sulfate de cuivre, pendant cinq minutes. Le bain sera composé d’une cuillère à café (15 millilitres) de sulfate de cuivre pour 14 litres d’eau. Le sulfate de cuivre est le composant utilisé pour traiter les vignes ayant été atteintes par un champignon. Bien que toxique à forte dose, ce produit chimique est souvent utilisé et généralement autorisé, mais limité, dans l’agriculture biologique.

    Une fois le bain des rhizomes effectué, ils devront être replantés dans une terre nouvelle et remis dans leur étang. S’il y a dans l’étang d’autres nénuphars ne paraissant pas infectés, il serait tout de même sage de mettre les plants traités dans un bassin isolé le temps que leur guérison soit assurée.

    Ramularia Nymphaearum

    Cette infection fongique provoque l’apparition de tâches rouges sur les feuilles des nénuphars. Cette maladie est moins grave que le phytopthora, mais il doit cependant être traité. Les feuilles atteintes devront être retirées, et les feuilles saines restant devront être traitées avec un fongicide doux.

    Parasites

    Les parasites les plus communs attaquant les nénuphars sont les pucerons noirs et les chenilles « China mark moth ». Les pucerons noirs devront être noyés, chose qui peut être réalisée manuellement en sortant les pucerons des nénuphars à la main ou avec le tuyau d’arrosage, ou en les arrosant avec un produit visqueux, tel qu’une eau savonneuse.

    La chenille « China mark moth » grignote l’extrémité des feuilles de nénuphar et s’en sert ensuite pour faire son cocon, qu’elle accrochera sous la feuille. Monsieur Latour-Marliac a identifié ce parasite dès les premiers temps de la pépinière comme étant un des rares à perturber les nénuphars. Les vers peuvent être anéantis manuellement ou avec un pesticide biologique contenant la bactérie Bacilius Thurigiensis, que l’on peut se procurer dans les jardineries, vendu sous différents noms.
     
      SARL Latour-Marliac, Le Bourg, 47110 LE TEMPLE-SUR-LOT, FRANCE
    Tél. +33 (0)5 53 01 08 05, contact@latour-marliac.com